L\'atmosphère à l\'Université de Ouagadougou

UNIVERSITE DE OUAGA: Un bras de fer en vue autour de la session de rattrapage

L’université de Ouagadougou est entrain de connaître une situation mettant face à face les étudiants de certaines unités de formation et de recherche (UFR) et leurs administrations. C’est le cas des UFR des Sciences humaines(SH) et de Sciences de la vie et de la terre (SVT).

Les étudiants dénoncent le non respect des textes pour la composition de la session de rattrapage et l’administration dit être dans les textes. Certaines promotions ont déjà été empêchées de composer. L’on va droit vers un blocage si chacun reste sur sa position.

Le 9 janvier 2012, certaines promotions de l’UFR/SH ont été empêchées de composer et ce par leurs camarades réunis au sein de l’association nationale des étudiants du Burkina (ANEB). Le directeur de l’UFR/SH, le Pr Moussa Willy Batenga a dit dans la matinée du 9 janvier 2012 ne rien comprendre de la position des étudiants. Ces derniers ont eu une réunion avec le directeur de l’UFR sur la question de la programmation de la session de rattrapage. Pour les étudiants, ils n’ont pas eu le temps de préparation nécessaire afin de jouer leur dernière carte. Selon la compréhension qui est la leur sur la question, il y a deux semaines entre la proclamation des résultats et le début de la composition. Ces deux semaines à en croire les étudiants sont réservées aux éventuelles réclamations des étudiants. Mais le directeur de l’UFR soutient que les deux semaines sont l’occasion pour les étudiants de se préparer pour les compositions et ce pour les étudiants qui n’ont pas pu valider la première session.
Face à la situation au sein de cette unité de formation, les étudiants membres de l’ANEB ont pu empêcher des étudiants, l’accès aux salles de composition. Il s’est trouvé qu’au sein des étudiants, tous ne partagent pas l’option de l’ANEB. Dans la promotion de la 4è année de sociologie, certains étudiants ont parcouru des centaines de kilomètres pour pouvoir prendre part à la session. Mais ces derniers se sont vus refuser l’accès à la salle par les délégués de l’ANEB. Ne voulant pas se laisser faire, les étudiants ont failli en venir aux mains devant les amphithéâtres. Chose que le directeur de l’UFR a déploré. Ce dernier a laissé comprendre qu’à l’issue de la rencontre qui s’est tenue le 4 janvier 2012 entre lui et les responsables des étudiants, il a fait des concessions, ce qui n’a pas été le cas pour les étudiants qui sont restés campés sur leur position. La situation était toujours tendue dans la matinée où les étudiants attendent une reprogrammation de la session et le directeur Batenga affirme que cette reprogrammation pourra le mettre en situation de violation des textes. Le délégué ANEB, Sory Traoré soutient que tant que les choses ne se feront pas dans les règles de l’art, les étudiants ne pourront pas composer de façon sereine et pourtant il le faut.

Cette crise au sein de l’UFR des sciences humaines pourrait gravement perturber l’année universitaire si le problème n’est pas géré très rapidement. L’université est déjà en retard et cela risque de rendre la situation encore plus compliquée


Hasanata, KOACI.COM OUAGADOUGOU


11/01/2012
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