L\'atmosphère à l\'Université de Ouagadougou

Crise universitaire : l’UGEB passera à une lutte plus accrue si…

Au présidium, l’on avait Mouhidini HAMA (chargé des affaires Socioculturelles et sportives), Issouf DAO (le Secrétaire Général) et Mahamadou FAYAMA (président de l’UGEB). Dans son discours liminaire, le président est revenu sur les raisons qui ont amené à cette situation  l’université de Koudougou. Pour lui, les origines de cette crise résident principalement dans des problèmes sociaux,  académiques et pédagogiques auxquels sont astreints les étudiants chaque jour, et à la volonté manifeste du pouvoir de la 4e République, à travers Monsieur Bila SEGDA, président de cette université, de liquider  cette structure estudiantine à travers sa branche de Koudougou. 

 

En effet, selon ses propos, les premiers responsables de l’université de Koudougou ont, sans preuves pendantes, exclu définitivement des universités publiques et privées du pays, 6 étudiants  (dont 2 absents lors des faits qui leur sont reprochés). Même pour ceux qui étaient présents, ces faits ne sont pas fondés. En effet, l’enseignant qui semble avoir été agressé ne l’a jamais reconnu que sous la pression des autorités universitaires. Tout cela amène l’UGEB et l’ANEB à se considérer comme des cibles que les autorités politiques veulent abattre.

 

Pourtant, selon Mahamadou FAYAMA, dans toutes les universités publiques burkinabè, les problèmes sont pendants : insuffisance d’enseignants, manque d’infrastructures de cours, des TP et TD, la clochardisation des étudiants, la manipulation d’un groupuscule d’étudiants contre leurs camarades. En effet, 7 de ces jeunes manipulés ont été retrouvés avec des armes blanches et ont été molestés par ceux qu’ils avaient l’intention d’agresser.

 

Considérant que ces actions des autorités universitaires sont une attaque en règle de leur structure, les premiers responsables de l’UGEB pensent, en premier lieu, riposter proportionnellement. En second lieu, et pour revenir à une situation de quiétude, l’UGEB en appelle au gouvernement afin qu’il se penche sur la question de toutes les universités du pays. Elle exige des autorités universitaires de Koudougou, l’annulation des mesures répressives infligées aux camarades, le départ des forces de l’ordre du campus qui violent les franchises universitaires et la reprogrammation des cours et évaluations boycottées et la reprogrammation des autres activités annulées. Elle souhaite que les autorités considèrent les étudiants comme des partenaires et non comme des ennemis. Ne souhaitant pas que les choses dégénèrent davantage, et que l’on ne l’accuse de prise en otage de la célébration de la fête du 11 décembre 2012, l’UGEB en appelle, cependant, à la mobilisation de tous ses membres à l’intérieur comme à l’extérieur du pays. Tous doivent rester à l’écoute de toute initiative à prendre face à l’évolution prochaine des choses. Le mot d’ordre de grève du 11 octobre n’est que la première phase de ses actions. Les choses pourraient évoluer.

 

Burkina 24



22/10/2012
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